Quoi ? Comment ?

Qu'est ce qu'un déchet ultime ?

 

Les déchets ultimes (ou résiduels) sont les déchets issus de la maison et non-recyclables. Ils sont ensuite compactés dans des caissons hermétiques qui sont envoyés vers le centre de traitement (Installation de Stockage des déchets Non Dangereux - ISD-ND) pour y être enfouis, à Milhac d'Auberoche.

 

Chaque année c'est plusieurs miliers de tonnes de déchets qui se retrouvent enterrés dans des terres arables qui ne le seront plus.

 

Pour des raisons de sécurité et d'hygiène, ces déchets doivent être obligatoirement déposés dans des sacs poubelles (noirs, bleus, verts...).

 

Quelques chiffres...

 

La fabrication d’un jean nécessite 32 kg de matières premières et 8 000 litres d’eau...

L’étape de fabrication d’un Ipad équivaut, en termes de consommation d’énergie, à 77 ans d’utilisation ! De plus, certains composants de ces déchets, notamment les métaux dans les smartphones, sont difficilement recyclables et ainsi nocifs pour l’environnement lorsqu’ils sont incinérés ou enfouis en décharge.

 

Autant de bonnes raisons de faire vivre le plus longtemps possible les objets une fois ceux-ci fabriqués.

 

Trier et composter les biodéchets

 

Les biodéchets sont des déchets organiques : restes alimentaires, déchets de cuisine, déchets verts du jardin, papiers, cartons... Ils composent un tiers de nos poubelles et constituent donc un levier majeur pour réduire nos déchets et le gaspillage de ressources.

 

Gaspillage alimentaire, restes de repas, déchets de jardin : les déchets organiques constituent 1/3 des ordures ménagères que nous jetons à la poubelle. Jetés en mélange avec les autres déchets, ils finissent leur vie en décharge ou en incinérateur.

Comme pour les autres types de déchets, la priorité numéro 1 reste bien sûr la lutte contre le gaspillage alimentaire, pour s’assurer que ne terminent à la poubelle que les biodéchets “inévitables”.

Pour ces derniers, il faut ensuite s’assurer de leur tri séparé, afin qu’ils puissent être compostés ou méthanisés. A la clé : une diminution importante du poids de nos déchets, mais aussi d’autres bénéfices environnementaux (amélioration de la santé des sols, captation du carbone, production d’énergie…).

 

Aujourd’hui, environ 4 millions de personnes en France ont une poubelle spécifique pour les déchets organiques chez eux. Leur collectivité organise le tri et la valorisation de ces déchets, tout comme pour le verre ou le carton. Dans les années qui viennent, de plus en plus de collectivités devraient proposer ce service !

 

Tri à la source ses biodéchets, l’affaire de tous !

La loi de Transition énergétique (17 août 2015) a fixé un objectif de généralisation du tri à la source des biodéchets d’ici 2025. Chaque citoyen devra avoir à sa disposition une solution lui permettant de ne pas jeter ses biodéchets dans les ordures ménagères résiduelles. L’Union européenne a confirmé cette nouvelle obligation en 2018 avec l’adoption du Paquet Economie circulaire, avec une échéance plus courte, au 31 décembre 2023.

 

Le SMCTOM est en cours de construction de composteur et lombricomposteur afin de proposer, à partir du printemps 2020, aux usagers, cantines scolaires, établissements de santé, etc le dispositif adapté à leur mode de vie et de consommation. 

 

 

 

 

Réduire le jetable 

 

La lutte contre le "tout-jetable" est au cœur de la démarche Zero Waste. Elle vise à promouvoir des alternatives aux produits à usage unique qui peuplent notre quotidien et qui sont responsables de quantités considérables de déchets et d'une consommation irraisonnée des ressources planétaires.

 

A l’origine de cet engouement pour le jetable, l’apparition d’un nouveau matériau : le plastique. Bon marché et léger, il est aujourd’hui massivement utilisé pour la fabrication d’objets à usage unique (emballages, lingettes nettoyantes, protection hygièniques…). 

En Europe, chaque année, 25,8 millions de tonnes de déchets plastique sont ainsi produites, dont 60% proviennent des emballages.

Moins d’un tiers des déchets plastique sont collectés pour être recyclés. Les objets et emballages en plastique à usage unique finissent donc dans la majorité des cas en décharge ou bien sont incinérés. Du fait de leur petite taille et des caractéristiques de consommation, certains sont abandonnés ou rejetés dans la nature, avec des conséquences désastreuses sur la flore et la faune. A l’échelle européenne, la quantité de plastique ainsi rejetée dans les océansserait comprise entre 150 000 et 500 000 tonnes, chaque année !  

Zero Waste France milite pour réduire drastiquement notre recours au plastique à usage unique en proposant l’interdiction de certains produits comme les gobelets ou les pailles, en demandant une fiscalité adaptée qui prenne en compte l’impact environnemental du plastique jetable, et en faisant la promotion des nombreuses alternatives existantes au plastique.

 

 

 

La réintroduction de la Consigne en France

 

Une des solutions pour réduire la part des emballages jetables est bien connu : c’est la consigne. Système courant en France jusque dans les années 1970, elle a ensuite progressivement disparu à l’exception de cas spécifiques régionaux (Alsace) ou sectoriels (secteur des cafés, hôtels et restaurants).

Le principe de la consigne est simple : lors de l’achat de son produit, le client paye une petite somme supplémentaire (quelques centimes) qui lui seront rendus lorsqu’il rapporte le contenant (bouteille, bocal…)  dans son commerce ou dans un point d’apport. Dans le cas d’un emballage en verre, le contenant ainsi récupéré peut être lavé et réutilisé. Par opposition, le recyclage d’une bouteille en verre nécessite de casser et de fabriquer de nouveau l’emballage, un processus plus gourmand en énergie.

 

La consigne présente ainsi de nombreux avantages :

  • Réduction des déchets sauvages abandonnés dans la nature.
  • Economie d’eau et d’énergie grâce à la réutilisation du contenant pour le verre.
  • Economie pour le consommateur (qui ne paye pas le coût de l’emballage) et pour le producteur (qui peut réutiliser ses emballages).

Zero Waste France milite activement pour une réintroduction de la consigne à l’échelle nationale, notamment pour permettre la réutilisation des emballages en verre. Au-delà des actions pour faire progresser la réglementation, l’association a également co-fondé le Réseau Consigne, une structure qui vise à accompagner et soutenir le développement d’initiatives autour de la consigne pour réemploi.

 

 

Encourager la vente en vrac

 

Autre alternative pour réduire les emballages à usage unique : la vente en vrac, qui permet à chacun de faire ses courses avec ses propres contenants réutilisables ou consignés.

Ce système connaît un essor important depuis quelques années, encouragé par des citoyens et des consommateurs désireux d’en finir avec les emballages jetables. Si les rayons vrac étaient déjà présents dans certains magasins d’alimentation biologique, des épiceries 100% vrac ont fait leur apparition en France en 2014. Depuis, le vrac se démocratise !

L’association Zéro Waste France a été à l’origine de la création d’une association professionnelle qui réunit les acteurs de la filière, le Réseau Vrac, qui compte 450 adhérents en 2018.

Elle oeuvre aussi pour encourager cette pratique auprès des commerçants traditionnels, par exemple en valorisant les commerces qui acceptent de servir les clients dans leurs contenants personnels réutilisables.

 

https://www.zerowastefrance.org/commercant-servir-dans-mon-contenant/

 

https://www.zerowastefrance.org/commercants-zero-dechet-action/

 

 

 

 

Lutter contre l’obsolescence des produits

  

Certaines entreprises adoptent cependant des stratégies à l’inverse de l’éco-conception et pratiquent l’obsolescence programmée de leurs produits, en limitant volontairement la durée de vie ou d’utilisation des objets. Dans la même logique, de nombreuses stratégies marketing encouragent au renouvellement rapide des achats, souvent décorrélés du besoin réel du consommateur, accélérant ainsi la surproduction et la surconsommation de nos ressources.

 

Ce renouvellement rapide des achats entraîne par la même occasion un accroissement des déchets. Les textiles représentent par exemple 345 millions de tonnes de déchets par an en France.

Zero Waste France lutte contre ces pratiques, en encourageant par exemple la mise en place de bonus-malus sur les biens de consommation en fonction de leur robustesse ou de leur réparabilité. 

 

Promouvoir d’autres modes de consommation

 

D’un point de vue individuel, allonger la durée de vie des produits peut signifier adopter de nouveaux réflexes d’achats, en évitant par exemple d’acheter neuf. Des sites web et des lieux physiques partout en France permettent de trouver des objets d’occasion ou reconditionnés, de les échanger, de les mutualiser, de les louer, de les emprunter ou proposent des tutoriels pour les faire soi-même ou les réparer. Des choix de consommation qui peuvent d’ailleurs avoir un impact social positif dans la mesure où ils sont souvent créateurs d’activités et d’emplois. Le secteur de la réparation par exemple, emploie en France plus de 150 000 personnes.

En 2018, Zero Waste France a lancé un grand défi pour faire découvrir ces modes de consommation alternatifs : le défi « rien de neuf ».

 

Prolonger l’usage

 

Allonger la vie d’un objet, c’est aussi penser à le protéger (mettre son ordinateur dans une housse pour le transporter, etc.) et lui offrir une seconde vie lorsqu’il ne nous est plus utile : le prêter, le louer, le vendre ou le donner à un particulier ou à des structures de réemploi comme celle du réseau Emmaüs, les ressourceries ou les recycleries. Si l’objet est en panne, cassé ou abîmé, on peut aussi chercher à le réparer, soi-même ou avec l’aide d’un professionnel.

 

En panne ? Et pourtant envie de réparer ? Rendez-vous ici pour télécharger le Guide éco-citoyen de la réparation

 

 

 

Itinéraire des déchets ultimes à Dussac - 3 image(s)
Les déchets sont pesés à leur arrivée.
Ils sont ensuite vidés dans une trémie (déversement gravitaire).
Les déchets ultimes sont tassés dans des caissons hermétiques pour rejoindre ensuite l'ISD-ND afin d'être enfouis.
Quoi ? Comment ?